L’ÉCRITURE ET LES FEMMES


•    George Sand                                                                                                                                                                       

    Retraçant la vie de l’écrivaine, Wernick nous rappelle le scandale qu’a provoqué Sand à l’époque en s’habillant en homme et en fumant des cigares.  Elle écrivit plusieurs romans dont le fameux Indiana qui raconte l’histoire d’une femme mariée à une brute et qui tombe amoureuse de Raymond, un voisin, libertin invétéré.
 Prête à  tout sacrifier pour ce nouvel amour, elle est finalement rejetée lorsque que Raymond épouse une femme riche.  A la fin du livre, défiant la censure sociale, elle s’enfuit avec son véritable amour Ralph, son cousin.
Indiana incarne le choix de l’amour contre les  règles de conduite établies par une société bien pensante.
Sand se  révolte contre la société et ses traditions patriarcales qui empêchent les femmes d’être l’égal de l’homme.  Voulant être indépendante, elle agira donc de la sorte: elle sortira habillée en homme, ira au théâtre seule, s’achètera des fleurs.
Ne voulant point abolir  le mariage , elle désire une égalité entre les sexes et la fin du mariage arrangé entre deux familles au profit d’un mariage basé sur l’amour entre deux êtres humains. Elle se battra aussi contre l’oppression et la pauvreté du peuple.

•    La Comtesse de Ségur

    Si la Comtesse de Ségur souhaite une plus grande indépendance financière vis-à-vis de son mari, elle veut toutefois conserver l’ordre social établi. Les nobles adoptent une attitude condescendante envers les domestiques qui eux doivent être totalement dévoués  à leurs maîtres.  Chacun doit respecter la place de l’autre et dès le plus jeune âge, on inculque aux  enfants nobles  l’importance de la place de l’individu dans la société.
Certes, la Comtesse, bonne catholique, souligne aussi l’importance de la charité et de la bonté envers les pauvres et ceux qui  sont plus démunis.

Sophie de Ségur tisse ses histoires autour à partir de la vie des enfants, des femmes et des animaux. Les hommes sont relégués à des rôles secondaires ou sont tout simplement écartés de l’intrigue (exilés sur une île, tués par des arabes, noyés lors d’une traversée etc.)
Dans cette toile qui regroupe tous ses petits-enfants, la Comtesse écrit des histoires pour divertir mais aussi pour inculquer des valeurs morales, notamment chrétiennes à son public.
Vu le succès de ses romans, la Comtesse continue d’écrire afin d’obtenir une indépendance financière dont elle essaie d’ailleurs de faire profiter ses héroïnes.
Dans un de ses romans, intitulé Les bons enfants, nous allons étudier un des contes intitulé « Le poisson d’avril » dans le but de faire découvrir ou redécouvrir la littérature au XIXème  siècle tout en s’amusant.

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